Mardi 25 Septembre 2018
Bannière FISST

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

A la une

Tombouctou: les assaillants voulaient "prendre le contrôle" du camp de l'ONU et de Barkhane

"Une quinzaine" d'assaillants ont été tués lors de l'attaque qui visait à "prendre le contrôle" du "Super Camp" de l'ONU et de la force française Barkhane samedi à Tombouctou, dans le nord du Mali, ont annoncé dimanche les autorités françaises.

"Un soldat de la paix de l'ONU a été tué au champ d'honneur alors qu'il défendait l'entrée du camp et sept autres ont été blessés", a indiqué dimanche soir la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), en précisant que "deux civils" avaient également été blessés.

Sept militaires français, eux aussi blessés, ont été pris en charge par les structures médicales françaises à Gao, à quelque 320 km à l'est de Tombouctou, avait indiqué dans la matinée l'état-major français.

"Au moins 15 terroristes ont été mis hors de combat", a-t-il précisé dans un communiqué.

L'assaut contre le camp, qui abrite le QG de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) et des hommes de Barkhane, à proximité de l'aéroport de la ville, a duré environ quatre heures.

Il a été "mené par des terroristes, déguisés pour certains en Casques bleus et utilisant des véhicules maquillés aux codes de l'ONU ou des forces armées maliennes", selon le communiqué de l'état-major. "Cette attaque visait à prendre le contrôle de ce camp et à occasionner le plus grand nombre de dégâts. Elle a compris notamment des tirs indirects, vraisemblablement de mortiers, et l'explosion de trois véhicules piégés dans le but de créer une brèche dans l'enceinte".

"Les militaires de la Minusma et ceux de la force Barkhane ont repoussé les attaques menées à l'intérieur de l'enceinte, neutralisant les assaillants. Certains terroristes étaient munis de ceinture d'explosifs", a ajouté l'état-major.

- L'ONU 'déterminée' -

Le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, a félicité les Casques bleus qui ont "vaillamment repoussé, en étroite coordination avec les forces internationales", cette "attaque complexe de grande envergure".

"Cette attaque illustre une fois de plus la lâcheté des groupes terroristes face à laquelle les Nations unies et leurs partenaires continueront d'opposer une détermination sans faille", a ajouté M. Annadif, cité dans un communiqué.

Le ministère malien de la Sécurité avait évoqué la veille deux véhicules piégés, l'un aux couleurs des Forces armées maliennes (Fama) et l'autre portant le sigle "UN" des Nations unies. Le premier "a explosé", tandis que le second "a pu être immobilisé".

En réaction, quatre avions Mirage 2000 ont été envoyés samedi depuis la base française de Niamey, au Niger, ainsi que deux hélicoptères Tigre et trois Caïman avec des commandos à leur bord, "pour contribuer à la reprise complète du contrôle" du camp et "sécuriser la piste de l'aéroport", a précisé le colonel Steiger.

Des groupes liés à Al-Qaïda ont dicté leur loi dans le nord du Mali de mars-avril 2012 à janvier 2013, date du déclenchement d'une opération militaire internationale à l'initiative de la France.

Bien qu'ils aient depuis lors été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières de ce pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques.

- Vies humaines -

Le "Super Camp" de Tombouctou, à 910 km de Bamako, avait été la cible le 3 mai 2017 d'une attaque "aux mortiers ou roquettes" au cours de laquelle un Casque bleu libérien avait été tué et neuf autres personnes blessées.

Le 15 août 2017, des hommes armés avaient à nouveau pris d'assaut le camp de l'ONU, qui abrite des contingents d'une dizaine de pays. Cinq gardes maliens de la mission de l'ONU, un membre de la gendarmerie malienne et un agent civil contractuel de la Minusma avaient été tués, tandis que "six assaillants" avaient été "abattus lors de la riposte", selon l'ONU.

Déployée au Mali en juillet 2013, la Minusma, qui compte environ 12.500 militaires et policiers, est actuellement la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines.

Elle avait, avant l'attaque de samedi, perdu plus de 160 Casques bleus, dont 102 dans des actes hostiles.

Elle doit recevoir dans les prochains mois le renfort d'une force de soutien aérien canadienne, avec des hélicoptères et des Casques bleus.

Depuis 2015, les attaques jihadistes se sont étendues dans le centre et dans le sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Source : AFP 17/04/18

Commentez avec facebook

Comments are now closed for this entry

Binthily Signs

Binthily Signs propose trois grands modèles d’enseignes. Chacune offre une excellente performance en fonction de votre commerce et des prix défiant toute concurrence : 

Lire la suite

Coup d'gueule

Sory  Ibrahim Guindo, journaliste : « En réponse à la lettre circulaire du ministre des Finance, Boubou Cissé, ordonnant une rétention du salaire des magistrats grévistes, le syndicat des magistrats affirment une sombre affaire de 3,5 milliards CFA disparu à l'hôtel des Finances.

C'est maintenant que nos braves magistrats se sont souvenus de cette scabreuse affaire. Au Mali, chacun défend sa sauce. L'Etat vous paye pour lutter contre la corruption et la délinquance financière, vous vous taisez. Maintenant que l'on menace de vous couper les vivres, vous nous balancer ça ».

 

Blog

« Quand le pays sombre dans la politique politicienne, la démocratie se résume aux luttes électoralistes »

Une petite rétrospective sur la lutte des pères de l’Independence, et du vent de démocratie qui souffla sur l’Afrique dans les années 1990, fait constater aisément l’échec cuisant de toute la classe politique actuelle.

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

Délégation gondwanaise à l’ONU

25 Septembre


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] Afrique : Faut-il s’inquiéter des investissements chinois ?

25 Septembre

© Dépêches du Mali 2012 - 2018