Vendredi 17 Septembre 2021
Banniere SAma Money

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

Pénurie d’aides ménagères : le casse-tête des familles urbaines

Depuis quelques années, le traditionnel exode des jeunes filles vers les grandes agglomérations urbaines pour servir d’aides ménagères connait une véritable mutation.

En effet, dans beaucoup de grandes villes les aides ménagères se font rares pour diverses raisons. Le manque de mains d’œuvres pour les travaux champêtres en milieux ruraux explique en grande partie cette rareté, mais il convient également de signaler que ces aides ménagères ne s’accommodent plus facilement à ce qu’elles considèrent comme de l’exploitation à grande échelle. Jeune aide-ménagère de 22 ans employée dans une famille à Kalaban-Coura ACI, la rémunération mensuelle de Rokia Keita varie selon les taches qu’on lui confie. Si la lessive est incluse, par exemple, elle exige 15 000 FCFA ou peut accepter dans le pire des cas 12 500 FCFA. La demoiselle, dont les études se sont arrêtées en 7ème année fondamentale, ignore toutefois qu’au Mali le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) est fixé à 40 000 FCFA même si elle est loin d’être la plus spoliée de ses droits dans ce pays. Elle n’ignore pas en revanche que beaucoup de ses semblables s’adonnent au plus vieux métier du monde et autres dépravations surtout dans des zones minières en vue d’atteindre le même objectif partagé : réunir en quelques mois la somme nécessaire pour constituer leurs trousseaux de mariages.

D’autre part à l’international des ONG (organisation non gouvernementale) comme solidarité mondiale « WSM » luttent pour que les travailleuses domestiques puissent bénéficier d’un salaire supérieur ou égal au SMIG en Afrique de l’Ouest et au plan national. On y dénombre par exemple Educo-Mali et l’ADDAD (association de défense des droits des aides ménagères et domestiques) qui se battent inlassablement pour l’amélioration des conditions de travail des aides ménagères et des domestiques dans l’optique d’éviter qu’Is soient victimes d’abus de tout genre. Cependant, malgré la bonne foi de ces ONG, méconnues d’ailleurs de beaucoup de leurs cibles, un autre problème émerge avec la sous-traitance des aides ménagères, beaucoup plus nuisible que l’exploitation dont elles sont sujettes dans leurs foyers d’accueils.

En tout cas, le travail d’aides ménagères dans les grandes villes est de plus en plus honni par les jeunes villageoises, au grand dam des familles urbaines qui sont souvent tributaires des services de ces dernières.

Ousmane Tiemoko Diakité

Source: Le Témoin

Commentez avec facebook

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Binthily Signs

Binthily Signs propose trois grands modèles d’enseignes. Chacune offre une excellente performance en fonction de votre commerce et des prix défiant toute concurrence : 

Lire la suite

Vents de Chine

Blog

La plaie du Mali, ayons le courage de le dire, c’est aussi sa jeunesse. Elle est aujourd’hui sans identité avec zéro conviction, zéro vision. Elle est toujours au service des autres, jamais à son propre service.

Elle joue toujours les seconds rôles et c’est-elle qui fait le sale boulot (dénigrement, diffamation, injures). Que sais-je encore ?

Lire la suite

Ecoutez

« DIS ! » Le Débat Interactif du Soir

Thème : Les nouvelles autorités de la transition peuvent-elles venir à bout de l’insécurité grandissante ?

13 Juillet


JÒ KÓNO

 

Réécoutez votre émission de débat politique en bambara.

Dans JÒ KÓNO, Moussa Timbiné reçoit M. Nouhoum Togo, Président de l’Union pour la Sauvegarde de la République.

13 Juillet

© Dépêches du Mali 2012 - 2021