Jeudi 25 Avril 2024

Lutte contre la corruption : L’OCLEI sonne la mobilisation

C’est un fléau qui représente un véritable obstacle au développement social et économique d’un pays. Il est important que chacun s’inscrive dans la dynamique de combat contre cette gangrène.

«Tous unis et mobilisés contre la corruption et l’enrichissement illicite», est le thème de la 2è édition de la Semaine nationale de lutte contre la corruption. Le lancement officiel des activités a été organisé par l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei), hier dans un hôtel de la place. La rencontre a été présidée par le ministre de la Refondation de l’état, chargé des Relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, en présence du président de l’Oclei, Moumouni Guindo.

Cette semaine s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, célébrée le 9 décembre. Depuis 2017, l’Oclei initie régulièrement des activités d’information, de sensibilisation et de contribution à l’éducation contre ce fléau. Cette année, l’évènement sera marqué par une série d’activités à Bamako, Kati, Koutiala, Kéniéba et à l’université de Kabala.

«Construire un monde uni contre la corruption» était le thème choisi pour la conférence inaugurale. Pour le ministre Ibrahim Ikassa Maïga, ce thème est assez révélateur de la nécessité d’une synergie d’actions et s’inscrit en droite ligne de la vision du gouvernement esquissée en termes de mécanismes opérationnels et efficaces de lutte contre la corruption dans le respect strict des règles d’éthique et de transparence d’ici l’horizon 2032.

Le ministre Ibrahim Ikassa Maïga a rappelé que notre pays est confronté a crise multidimensionnelle depuis 2012. Ainsi, les autorités de la Transition, soucieuses d’une gouvernance vertueuse et légitime, ont inscrit dans le plan d’actions du gouvernement de Transition 2021-2022, l’élaboration d’une stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. Il s’agit de l’axe 4 intitulé : «Promotion de la bonne gouvernance et adoption d’un pacte de stabilité sociale».

À cet effet, les Assises nationales de la refondation ont fait des recommandations traduites en actions dans le cadre stratégique de la refondation de l’état.

Dans cette même perspective, le ministre Maïga a précisé que son département a élaboré un projet de stratégie comportant des axes relatifs à  la gouvernance et aux réformes, la prévention et la détection des faits de corruption, la répression et la réparation. S’y ajoutent la communication et la sensibilisation.

Selon les dispositions, cette nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption sera soutenue par d’autres documents cadres de référence en voie de finalisation. Il s’agit notamment des stratégies nationales de «dématérialisation des actes et procédures administratifs», de «rationalisation des structures administratives et des institutions» et de «dépolitisation de l’administration».

Le président de l’Oclei, Moumouni Guindo, a souligné que la corruption a des impacts négatifs sur la société, en compromettant le développement social et économique. Selon les institutions internationales, a-t-il rapporté, la corruption est le principal obstacle au développement économique et social dans le monde. Parlant des statistiques, Moumouni Guindo a révélé que la Banque africaine de développement (BAD) chiffre à 9.212 milliards de Fcfa chaque année, l’impact de la corruption en Afrique.

Ce qui représente 25% du PIB de notre continent. Et d’autres institutions chiffrent à 2.600 milliards de dollars le coût annuel de la corruption dans le monde, soit 5% du PIB mondial. «C’est pourquoi l’Oclei, chaque année, pour informer et sensibiliser de manière adéquate, mobilise chacun et tous contre ce phénomène et mène des actions», a conclu Moumouni Guindo.

Le président de l’Oclei a invité à une inclusion de tous les acteurs, en l’occurrence publics et privés et de la société civile pour la bonne gestion de cette lutte incontournable. Il a profité de l’occasion pour remercier les partenaires techniques et financiers, tels que la direction générale des impôts, le Centre de formation des collectivités territoriales, les rectorats de l’université.

Kadiatou OUATTARA

Source : l’Essor

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