Mardi 16 Juillet 2024

Festival Ogobagna : Sous le signe de la résilience des communautés

Ce rendez-vous culturel est aussi un espace d’expressions, de communication orale, de formation pour les jeunes, mais aussi pour les professionnels et les enseignants-chercheurs.

Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a présidé, lundi dernier en fin d’après-midi sur la place du Cinquantenaire, l’ouverture officielle de la 8è édition du Festival Ogobagna sous le thème : «Les cultures locales à l’épreuve de la mondialisation : les formes de résilience des communautés».

Ce rendez-vous culturel se propose d’ouvrir un débat sur cette question qui revêt une importance capitale pour notre société. Initié par l’Association Ginna Dogon, il inscrit ses activités dans le cadre du renforcement de la résilience des communautés maliennes.

À travers l’organisation du Festival Ogobagna, Ginna Dogon ambitionne d’asseoir un concept événementiel mobilisateur des communautés culturelles autour de la thématique de la contribution des cultures maliennes pour le renforcement de la résilience. C’est pourquoi la communauté invitée d’honneur de cette 8è édition est celle des Kel Tamasheq.

L’initiative met l’accent sur le rôle des communautés dans le renforcement de la résilience, de la cohésion sociale et la consolidation de la paix. Plus spécifiquement, les activités feront ressortir la place de la femme dans nos sociétés traditionnelles, conformément au thème central du Festival.

Au programme de cette 8è édition, il y aura la sortie des masques dogon appelés «Emna» (un groupe de masque du pays Dogon), apportant des messages de paix et de cohésion sociale. Emna est toujours perçue comme le moment le plus important et le plus solennel dans les événements de la culture dogon.

Il est prévu aussi la musique traditionnelle dogon, bambara, malinké, kel-tamasheq, arabe, bozo, peul, bwa, soninké, sonrhaï, mamala… Tout comme les foires-expositions des produits artisanaux du Mali et de la sous-région avec près de 200 stands, permettant une pérennisation du savoir-faire des artisans, mais aussi de leur donner une autonomisation. Des concerts géants avec des artistes nationaux modernes et internationaux se tiendront sur un grand podium sur les berges du fleuve Niger.

Un défilé de mode en tenues traditionnelles pour la mise en valeur du circuit artisanal de la cotonnade et de la teinture locale. Enfin, il y aura un tournoi de lutte traditionnelle avec des jeunes pour pérenniser la lutte comme valeur sportive et culturelle. Une course de pirogues pour réhabiliter ce sport qui suscite tellement d’engouement et renforce la cohésion sociale.

Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a insisté sur la capacité de résilience de notre pays à travers sa culture. «À travers la tenue de ce festival, le peuple malien en général et le peuple dogon en particulier donnent la preuve que le Mali est une puissance culturelle mondiale résistante, résiliente et dynamique», a dit Andogoly Guindo.

Une terre d’accueil, a-t-il poursuivi, et un pays ouvert et qui ne cèdera pas face aux chantages, aux intimidations et à l’obscurantisme qui menaçaient d’oblitérer la paix, le vivre ensemble, l’unité et l’intégrité du territoire national du Mali.

Le ministre Andogoly Guindo a aussi tenu à saluer la commission d’organisation du festival pour la pertinence et l’originalité du thème de cette 8è édition. Pour lui, ce thème cadre parfaitement avec la vision du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, celle de la refondation dont le vaste chantier repose sur le socle de la culture, notre héritage commun et nos valeurs endogènes et ancestrales, ciment et ferment de notre souveraineté.

Le président de l’Association Ginna Dogon, Nouhoum Tapily, a insité sur l’apport de cette rencontre culturelle à la recherche de la paix. Il a ensuite mis l’accent sur les conférences-débats sur des thématiques d’actualité en lien avec le thème central du festival qui se veut également un espace d’expressions, de communication orale et de formation pour les jeunes, mais aussi les professionnels et les enseignants-chercheurs.

Quant à Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre, s’exprimant au nom de la communauté Kel Tamasheq, il a remercié ses cousins à plaisanterie, les Dogons, pour leur esprit de partage.

Youssouf DOUMBIA

Source : l’Essor

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