Dimanche 21 Avril 2024

Semaine russe de l’Énergie 2022 : Le Mali représenté par le ministre Lamine Seydou Traoré

Ce forum international est une occasion pour notre pays de renforcer sa coopération énergétique avec la Russie et de nouer des contacts avec les entreprises publiques et privées russes pour la recherche de solution à nos problèmes énergétiques.

Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, à la tête d’une forte délégation, prend part à la Semaine russe de l’énergie 2022 - Russian Energy Week (REW 2022), qui se tient du 12 au 14 octobre 2022 à Moscou. Forum international, la «Semaine russe de l’énergie» a acquis au fil des années le statut d’événement majeur mondial dans le domaine de l’efficacité énergétique en Russie et à l’étranger.

En plus de présenter le potentiel du complexe énergétique russe et de développer la coopération internationale dans le secteur de l’énergie, la Semaine russe de l’énergie est une plateforme de discussion des principaux défis rencontrés par le secteur de l’énergie et des problèmes de développement des secteurs pétrolier, gazier, hydraulique, les sources d’énergies renouvelables ou encore l’efficacité énergétique.

Pour le Mali, il s’agit donc de renforcer la coopération entre notre pays et la Russie en matière énergétique et de nouer des contacts avec les entreprises publiques et privées russes pour la recherche de solution aux problèmes énergétiques du Mali. Le programme du Forum prévoit plusieurs événements dont une session plénière, des panels, des tables rondes, des discussions, des conférences et des rencontres sectorielles.

Le Mali figure en bonne place parmi les invités d’honneur de la plénière qui sera présidée par le président russe, Vladimir Poutine. Dans cette logique, le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau a pris part, hier, au panel sur le thème : «Russie-Afrique : Développement de l’énergie durable».

Lamine Seydou Traoré a expliqué que l’accès à l’énergie durable, fiable et accessible est au cœur des objectifs de développement durable et des enjeux du changement climatique. L’énergie est à la base de tout développement, dira-t-il. Aussi, la satisfaction des besoins humains fondamentaux, notamment l’eau, l’alimentation, la santé, l’éducation, l’industrie, dépend-t-il, selon lui, de la disponibilité de l’énergie en quantité, qualité et accessible à tous de façon durable.

La transition vers les énergies vertes doit s’opérer de façon harmonieuse pour soutenir le développement des pays africains qui ont des gaps importants en matière d’électrification particulièrement en milieu rural. La baisse des coûts des équipements solaires a rendu ces technologies de plus en plus compétitives.

DES OBSTACLES MAJEURS-Sur la question du financement des projets d’énergies renouvelables qui mérite une attention particulière, le ministre Traoré a indiqué que des obstacles majeurs existent. Ainsi, des mécanismes appropriés doivent être mis en place pour faciliter le financement et la mobilisation des fonds.

Le Mali, conformément aux orientations des hautes autorités de la Transition, s’est doté d’un cadre favorable pour le développement des énergies renouvelables à travers notamment son ouverture aux investisseurs privés, les garanties de l’État au plan de la sécurité, ou encore l’exonération des équipements à l’importation.

La politique énergétique nationale, la Stratégie nationale de développement des énergies renouvelables, des bioénergies, soutiennent davantage le développement des énergies renouvelables au Mali. Plusieurs projets de centrales hydroélectriques ou solaires photovoltaïques sont en cours de développement ainsi qu’un projet de parc éolien.

Notre pays a également adhéré aux différentes initiatives et programmes lancés au niveau régional et international dont l’Energie durable pour tous en 2030, ou le parc solaire régional, «Desert to Power», entre autres.

Parlant des opportunités de coopération entre le Mali et la Fédération de Russie dans le domaine de l’énergie, le ministre Lamine Seydou Traoré a rappelé que son département a signé, en juin 2022, un protocole d’accord de coopération avec l’Association de la coopération économique avec les pays africains (Acepa). Cette convention couvre un certain nombre de domaines prioritaires dans les secteurs de l’énergie, des mines et du pétrole.

En ce qui concerne l’énergie, il s’agit de la réalisation des projets de centrales hydroélectriques, la réalisation de projets de centrales à gaz et de maintenance des centrales thermiques existants et la réalisation des projets de lignes de transports électriques. L’établissement des partenariats avec les opérateurs pour l’importation de gaz butane, figure aussi en bonne place dans ce protocole de coopération.

D’autres projets structurant comme le projet hydroélectrique de Bagoé II (19 Mégawatts et  78,37 Giwattheures), les projets hydroélectriques de Baoulé III (17,7 Mégawatts et 80 Gigawattheures) et Baoulé IV (12, 7 Mégawatts et 65 Giwattheures) vont être réalisés, a expliqué le patron du secteur malien de l’Énergie.

La proposition reste ouverte à plusieurs autres projets dont les projets de centrales solaires PV, de construction de ligne de transports électriques, a indiqué Lamine Seydou Traoré.

Source : Ccom/MMEE

Source : l’Essor

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