Mardi 18 Juin 2024

L’après Covid 19, Guerre en Ukraine et au Moyen Orient et leur répercussion en Afrique

« Il faut un programme ambitieux à la hauteur de nos objectifs pour endiguer la crise alimentaire », dixit Mohamed Kagnassy 

Réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur en augmentant la capacité de production agricole. C’est la thérapie que préconise Mohamed Kagnassy pour circonscrire les terribles répercussions dues à la Covid 19, la guerre en Ukraine et la tension au Moyen Orient.  L’expert en développement rural reste convaincu que « faire du monde rural une priorité absolue » constitue la seule issue favorable à même de tirer l’Afrique du joug impitoyable de ces crises.  

Pour faire face aux répercussions du COVID 19, de la guerre en Ukraine et de la tension au Moyen Orient, il n’y a pas mille chemins à emprunter. « Il faut aller vers une augmentation de la capacité de production agricole de l’Afrique en faisant du secteur rural une priorité absolue », pense fortement Mohamed Kagnassy.

Se faisant, l’expert en développement rural y voit une façon pour l’Afrique de réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur, d’être à l’abri des répercussions de la chaine d’approvisionnement et de mieux combattre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle que subissent nombre d’Etats africains.

Alors que beaucoup de pays africains ne se sont pas complètement remis des répercussions socio-économiques de la pandémie de COVID 19, la guerre entre l’Ukraine et la Russie (deux pays qui fournissent à l’Afrique des céréales notamment du blé et du maïs), qui s’en ajoutée ainsi que la tension qui prévaut actuellement au Moyen Orient, avec des conséquences fâcheuses   dans le monde, ont fini par compromettre la chaine d’approvisionnement et la sécurité alimentaire. L’Afrique qui dépend fortement des importations   alimentaires de la Russie et de l’Ukraine, pour ne citer que ces deux pays, fait face désormais aux conséquences de cette guerre avec en toile de fond une pénurie d’engrais ayant entrainé une hausse des prix des denrées alimentaires et une baisse de production céréalière. Conséquence : De nombreux pays africains notamment ceux du Sahel font face à une situation d’insécurité alimentaire en raison non seulement des restrictions à l’exportation, mais aussi à la hausse du coût des engrais et d’autres intrants agricoles.

C’est fort de ce constat que l’apôtre de l’agrobusiness mise sur une augmentation de la capacité de production agricole des pays africains pour réduire sa dépendance vis – à vis de l’extérieur.

Aussi propose-t-il l’élaboration des plans nationaux et sous régionaux pour relever le défi.

En clair pour l’expert en développement rural, il urge « qu’une évaluation soit faite aussi bien au niveau national que sous régional afin de définir les priorités de production ».  En outre, il propose que « les pratiques agricoles soient améliorées afin d’optimiser nos productions et améliorer les chaines de valeur ».

« Compte tenu du contexte international ayant entrainé des difficultés d’approvisionnement et le coût élevé de nos importations alimentaires, la production agricole doit être une priorité absolue pour nos Etats » suggère-t-il. Et de lancer : « Pour une révolution agricole permanente, il nous faudrait un programme ambitieux à la hauteur de nos objectifs ».

Par Maliweb avec Depechesdumali.

 

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